Projets de recherche

Projets en cours / Informalité et insécurité

L’informalité, c’est-à-dire toutes formes d’action illustrant les transformations des modes traditionnels de régulation sociopolitique avec les outils d’élaboration et de mise en œuvre des politiques publiques, est fortement liée aux processus de mondialisation. Face à l’incertitude liée à ces remises en question de l’autorité de l’État, l’informel génère à la fois insécurité et opportunités politiques. Les réseaux informels se présentent sous deux grandes catégories : 1) les réseaux liés à la circulation illicite de biens, d’informations et de personnes (drogues, corruption, immigration clandestine, etc.) et 2) les réseaux liés au travail, au quotidien et à la consommation (le travail non-déclaré, les entreprises clandestines, les squats et bidonvilles, etc.). Ces réseaux ont leurs propres formes et règles à la fois en marge et au cœur de la régulation de l’État. La relation donc, entre le formel et l’informel, est fortement interdépendante.


La réflexion du VESPA sur l’informalité se fait en collaboration avec le Réseau international de recherche comparative sur l’informalité dans les métropoles (RECIM), dont les travaux poursuivent deux objectifs :

  1. Consolider des relations interpersonnelles entre des chercheurs du Canada, des Etats-Unis et du Mexique afin de développer une approche comparative Nord-Sud. Notre objectif est de lire nos propres travaux à la lumière de la perspective d’un Autre (soit nos collègues travaillant dans une ville, discipline, institution et culture différentes) afin d’identifier de manière inductive les diverses compréhensions de l’informalité et de son traitement. Nous ne comparons pas des objets, mais bien les processus selon lesquels les objets sont constitués comme objets de connaissance. La comparaison n’est pas seulement un instrument pour mieux comprendre les réseaux informels; elle est également une activité qui se déploie par le dialogue entre les chercheurs. En parlant des résultats de leurs recherches, les collègues doivent expliquer les valeurs sous-jacentes et les prémices de leurs travaux. Cette approche de la comparaison se construit donc par le biais de relations interpersonnelles construites dans la confiance.
  2. Développer une meilleure compréhension de l’insécurité et de l’informalité au Canada, aux États-Unis et au Mexique afin d’informer sur l’élaboration d’outils d’intervention. La comparaison de l’informalité dans les trois pays peut permettre aux décideurs de situer leurs programmes dans un contexte plus large. Les réseaux informels au Canada ne sont pas définis de la même façon qu’au Mexique ou aux États-Unis. Il y a bien sûr certaines similarités (le trafic de drogue, par exemple), mais ce qui est considéré problématique au Canada ne l’est pas nécessairement au Mexique, et vice et versa. Une meilleure connaissance du cadre structurant le débat public dans les trois pays permet donc potentiellement de révéler certaines tendances et interdépendances dans les réseaux informels étudiés.

Ce deuxième objectif est mis en oeuvre par le biais d’une subvention du Centre Metropolis du Québec, en partenariat avec Sécurité Publique Canada, pour un projet intitulé Informalité- Informality-Informalidad : Regards croisés sur les enjeux au Canada, États-Unis et Mexique. L’objectif de ce projet de mobilisation des connaissances est de construire deux instruments qui serviront de point de départ à la comparaison. À partir des résultats de recherches déjà effectuées par les chercheurs, un tableau de synthèse et un glossaire sont constitués afin d’exposer pour chacun des pays : 1) quels sont les types d’informalité, 2) quels sont les travaux de recherche existants sur l’informalité, 3) quels termes sont utilisés pour décrire l’informalité et quelle charge normative est associée à ces termes (le glossaire servira donc à la fois à traduire les termes en trois langues, mais aussi et surtout, recenser le sens positif ou négatif associé aux termes utilisés, le choix du vocabulaire mobilisé par les programmes gouvernementaux, et le contexte épistémologique de ces termes dans la recherche scientifique), et 4) quel traitement médiatique est fait de l’informalité.

VESPA en 360 Nouveautés

02.2012 | Publications

Chronique faite par deux membres du Vespa

Nathalie Boucher et Martin Lamotte publient une chronique dans Anthropology News, intitulée « Multimedia Matters YouTube and the Quest for the Audience »

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02.2012 | Publications

Nouveau rapport de recherche

Membres et collaborateurs mettent en ligne un rapport intitulé « La constitution de la citoyenneté des jeunes à Montréal et Mexico : Les exemples des relations entre les jeunes et la police à Saint-Michel et Iztapalapa  »

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11.2011 | Publications

Rapport de recherche

Le métro comme laboratoire d’étude sur la mobilité des jeunes, un rapport de recherche dirigé par Julie-Anne Boudreau directrice du Laboratoire VESPA

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10.2011 | Activités

Coup d’oeil sur la programmation 2011-2012

Le laboratoire vous invite à participer à un programme de réflexion sur les relations. Relations entre sujets urbains, entre pratiques de l’urbanité, entre pratiques de recherche et d’interprétation, entre ici et ailleurs ...

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03.2011 | Médias

Article du Courrier Laval

Article du Courrier Laval rapporte une conférence donnée par Alain Philoctète, membre de l'équipe de recherche VESPA, à l'occasion des activités de la 20e édition du Mois des Noirs à Laval

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11.2010 | Reportage

CNN México

Caminata por la orilla: 51 días de expedición por el Valle de México - Feike de Jong

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